Perte de cheveux, les solutions naturelles

Perdre ses cheveux pour un homme n’est pas forcément simple mais pour une femme cela peut avoir un impact majeur sur l’estime de soi et le bien-être. Ayant des ovaires polykystiques, cela a été et reste une préoccupation majeure pour moi. Aussi, j’ai longtemps cherché des solutions naturelles pour palier à cette chute de cheveux hormonale. Sans traitement hormonal, j’arrive à limiter la perte de mes cheveux, qui tombent mais repoussent régulièrement.

Nous avons environ 100 000 follicules pileux sur la tête et chaque jour nous en perdons environ 80. Il faut donc commencer à s’inquiéter quand la perte est plus importante. Les cheveux sont le reflet de notre état de santé général comme les ongles et la peau. Aussi, il est important de comprendre pourquoi nous les perdons et plusieurs causes sont possibles.

Les causes

Des carences nutritionnelles

Les cheveux ont besoin de facteurs nutritionnels : fer, zinc, magnésium, vitamine B5, B8 (biotine), vitamine D, manganèse, silice, acides aminés soufrés, oméga 3. On retrouve souvent ces vitamines et minéraux dans les compléments alimentaires pour cheveux. En mangeant diversifié et de saison, les aliments apportent les nutriments mais encore faut-il bien les assimiler. Les végétariens et surtout végétaliens devront avoir une vigilance encore plus importante.

Armelle Huet naturopathe
Les perturbations hormonales

La perte de cheveux hormonale chez les femmes est causée par un excès d’androgènes, les hormones mâles, comme cela se produit dans le SOPK (ovaires polykystiques) ou autour de la ménopause. Les changements hormonaux qui surviennent après l’accouchement peuvent également entraîner un amincissement ou une perte de cheveux.

La testostérone se transforme, sous l’influence de l’enzyme 5-alpha-réductase, en dihydrotestostérone (DHT). Celle-ci va augmenter la production de sébum et peu à peu, le cuir chevelu va s’épaissir et empêcher les vaisseaux sanguins de bien nourrir le bulbe. De plus, la DHT raccourcit la période du cycle vital du cheveu.

Le stress 
Armelle Huet naturopathe

Le stress entraîne la chute de cheveux de plusieurs manières :

  • Il libère différentes hormones dans le sang qui induisent une inflammation. Le cycle de vie du cheveu est accéléré et tombe plus vite.
  • Il va agir sur les glandes surrénales et accroître significativement la production des androgènes et perturber le fonctionnement du follicule.
  • Il va entraîner une surconsommation de nos réserves de minéraux, oligoéléments, vitamines, antioxydants.
Résistance à l’insuline

La perte de cheveux peut également être associée à une altération du métabolisme du glucose. La résistance à l’insuline entraîne une diminution des nutriments vitaux apportés aux cheveux. Ces derniers ne peuvent plus croître, se développer et se renouveler normalement. Surtout si les crises d’hyperglycémie sont fréquentes.

La thyroïde

La thyroïde stimule les follicules pileux, régule les cycles pilaires, équilibre l’activité des glandes sébacées et la production de sébum. Elle favorise donc la vigueur et le tonus des cheveux. Par conséquent, trop peu ou trop d’hormones thyroïdiennes peuvent entraîner une perte de cheveux.

Les soins

Les shampoings, après-shampoings, produits fixants, lissants, démêlants et les colorations/décolorations intoxiquent les cheveux. Des manipulations cosmétiques mal exécutées ou trop souvent répétées provoquent parfois des altérations graves. Les cheveux peuvent devenir cassants et tomber.

Le tabac 

Par son effet très oxydant, le tabac abîme le follicule pileux ce qui fragilise le cheveu qui tombe plus tôt que prévu

Les solutions

Une fois que la ou les causes sont déterminées grâce à des analyses sanguines hormonales, endocrinienne…on peut agir plus efficacement.

  • On pourra alors se supplémenter en cas de carence décelée
  • Rééquilibrer la thyroïde
  • Apprendre à mieux gérer son stress par la respiration , méditation, la phytothérapie, me magnésium…
  • Lutter contre la résistance à l’insuline grâce à des anti-oxydants, de la berbérine, chrome, zinc, magnésium, oméga 3, cannelle…
  • Adopter une alimentation non inflammatoire et à index glycémique bas.
  • Eviter les aliments qui perturbent la flore intestinale grâce à la méthode Total Reset ou par des analyses sanguines.
  • Utiliser certaines plantes pour limiter l’excès des androgènes notamment sur la production de l’hormone DHT :
    • Le fruit du palmier nain (saw palmetto)
    • L’écorce de prunier africain
    • La graine de citrouille
    • La racine d’ortie
    • le romarin
    • le thé vert
    • Les pépins de raisin
    • la réglisse
  • Utilise des shampoings doux certifiés biologique et sans sulfates ou des poudres végétales telles que le Rhassoul ou le Henné.
  • Ajouter quelques huiles essentielles qui stimulent la micro-circulation sanguine et tonifient la fibre capillaire. On mélange au shampooing 1 goutte d’huile essentielle de lavande vraie et 1 goutte d’huile essentielle d’ylang ylang ou de romarin officinale à cinéole.

Bien que la cause de la perte de cheveux puisse être complexe et multifactorielle, le traiter efficacement implique une approche globale comme lors d’une séance avec un naturopathe. En revanche, il faudra de la persévérance et de la patience !