Agir sur les fibromes grâce à la naturopathie

Comprendre les fibromes

A partir de 30 ans, une femme sur trois souffrirait de fibrome utérin. Les fibromes utérins sont des tumeurs non cancéreuses sans gravité situées sur la paroi de l’utérus. Ils peuvent vraiment handicaper la vie des femmes… Leur taille peut varier de la grosseur d’un pois à celle d’un pamplemousse, voire davantage.

Généralement indolore, ils peuvent provoquer des saignements menstruels abondants, des douleurs, des envies fréquentes d’uriner, de la fatigue, une carence en fer, un problème de fertilité….

Les différentes causes

Voici quelques pistes :

  • Un climat hyperoestrogénique comme c’est le cas pour l’endométriose, les mastoses…
    • Un facteur génétique : si une mère a eu un fibrome, sa fille présente plus de risque d’en avoir aussi. L’hérédité semble aussi jouer un grand rôle.
    • Une alimentation riche en œstrogènes
    • La prise de la pilule ou la pose d’un stérilet hormonal…
    • En début de la pré ménopause, le taux des œstrogènes s’élèvent souvent car la progestérone baisse, ce qui peut déclencher une croissance des fibromes quelques années avant la ménopause. Ensuite, ils peuvent régresser et disparaître avec la baisse des œstrogènes.
  • Un organisme acide aura pour effet d’accumuler des toxines.
  • L’utilisation de tampons et serviettes périodiques non bio utilisant du chlore des produits nocifs
  • Le surpoids peut favoriser les fibromes car le foie est souvent surchargé ou épuisé. Or s’il ne peut faire son travail correctement la détox des œstrogènes ne se fera pas ou partiellement. Il y’aura alors un surplus d’œstrogènes circulants qui pourra favoriser les fibromes.
  • Les causes environnementales : bisphénol A contenu avant dans les biberons, la pollution, les pesticides, et tout un tas d’autres causes potentielles, comme par exemple si vous travaillez dans un lieu utilisant des produits chimiques…
  • Causes émotionnelles : la perte d’une personne, le désir d’avoir un enfant ou d’une nouvelle grossesse, un stress…

Comprendre la ou les causes permet de pouvoir agir dessus et d’être plus efficace !

Les solutions

En allopathie, il sera proposé la pose d’un stérilet, des anti inflammatoires, et parfois une hystérectomie qui n’est pas une opération légère et sans conséquence… Si on peut, il est toujours préférable d’essayer des solutions plus douces mais efficaces. Et en dernier ressort l’opération si effectivement il y a un risque !

Aliments à éviter

  • Eviter les aliments riches en phytoœstrogènes : soja, tofu… l’action œstrogénique du soja se substituant aux hormones naturelles. 
  • Supprimer les produits laitiers en particulier le lait de vache inflammatoire et riche en hormones. En effet, les graisses saturées sont riches en œstrogènes et en facteur de croissance. Favorisez plutôt les laits végétaux comme celui à la noix de coco ou à l’amande (maison !)…
  • Limiter le gluten (blé, seigle, orge) ou favoriser un blé de qualité si vous le digérez bien (petit épeautre, avoine sans gluten)
  • Consommez beaucoup de légumes verts : avocat, feuilles vertes, choux. Ainsi que des aliments riches en béta carotène qui favorisent la croissance et la réparation des tissus (carottes, patate douce, chou kale, épinards)
  • Consommez de la viande 1/semaine bio si possible ou nourrit à l’herbe.
  • Limitez le sucre surtout rapide car les pics d’insuline répétés provoquent de la graisse qui se transforme en œstrogènes.
  • Evitez le maïs car riche en œstrogènes et en ogm…
  • Consommez avec modération les légumineuses : pois chiches, lentilles, petits pois, pois cassés… Pensez à les tremper pour qu’elles soient plus digestes.
  • Limitez les excitants : café et le thé, alcool car acidifiants et ils stimulent le cortisol ce qui fatigue le foie.

Aliments à favoriser

Une alimentation variée et saine favorisera la digestion et l’élimination des toxines.

  • Aliments bio ou de qualité exempt de pesticides véritables perturbateurs endocriniens.
  • favoriser les bonnes graisses : les oléagineux et les huiles oméga 3 bio qui sont anti inflammatoires (colza, noix, cameline, lin…) les graines de lin de chia, de courge..
  • favoriser les protéines légères : végétales ou animales comme les petits poissons gras (maquereau, sardine, anchois), les œufs, les volailles, fruits de mer…
  • diminuer les quantités pour réduire la masse graisseuse qui nourrit les œstrogènes. 
  • soutenir le foie et la detox : légumes verts, le citron, radis noir, artichaut, romarin, pissenlit… Les jus verts peuvent être très utile pour réduire les fibromes plus rapidement. En effet, la teneur en chlorophylle est très nettoyante, alcalinisante et cicatrisante.
  • boire beaucoup d’eau et tisanes pour aider les toxines à être évacuées

Soutien naturel

  • Vérifier s’il n y a pas de carence en fer, vitamine B, zinc, magnésium…et se supplémenter si besoin.
  • Un soutien du foie en plus des tisanes pour l’aider à bien évacuer les œstrogènes. il faut souvent à la fois soutenir le foie et le détoxifier. Un athlète fatigué ne va pas courir un marathon !
  • Veiller à une flore intestinale non perméable et de qualité : probiotiques, L glutamine, psyllium…
  • Aider l’équilibre hormonal grâce aux plantes : framboisier, gattilier, alchémille, achillée millefeuille, ortie, onagre, bourrache…
  • Améliorer la circulation du petit bassin qui souvent s’accompagne d’une tendance à la prise de poids, cellulite et jambes lourdes. On pourra proposer en phytothérapie : vigne rouge, sorbier, marron d’Inde, cyprès, hamamélis
  • Des cataplasmes d’argile localement par série de 3 semaines avec interruption pendant les règles.
  • Avoir une activité sportive régulière mais adéquate en cas de fibrome. On évitera les sports qui risquent de faire pression vers le bas comme la course à pieds, le port de poids ou les sauts. On privilégiera le yoga, le pilate, la natation, la marche rapide, le vélo…

Les compléments alimentaires vont permettre une synergie efficace avec des dosages plus importants . Ils vont venir harmoniser le système hormonal, réparer la flore intestinale et favoriser la détox.

Les solutions dépendent beaucoup de l’état de chaque femme. Elles seront différentes en fonction des analyses de sang, des caractéristiques métaboliques, de la taille du fibrome.

En tant que naturopathe, j’accompagne de façon globale en faisant un réglage alimentaire, en aidant à la gestion de la détox, et si besoin en conseillant des compléments alimentaires appropriés…sans effets secondaires…

Je travaille toujours en collaboration avec le médecin ou gynécologue et je ne retire aucun traitement médical en cours.