Santé Tous

Aménorrhée ou absence de règles pourquoi il est important de s’en occuper

Les règles, même si elles ne sont pas vraiment agréables sont révélatrices d’un équilibre hormonal et sont un indicateur de santé. Les œstrogènes et la progestérone jouent différents rôles au niveau osseux, cardio vasculaire, humeur (…) leur déséquilibre n’est pas sans conséquence. Aussi, il sera important de comprendre pourquoi il y’a une aménorrhée hypothalamique (HA).

Comment est défini l’aménorrhée ?

L’aménorrhée est l’absence de règles. Il existe 2 catégories :

  • une aménorrhée primaire : il n’y a jamais eu de règles
  •  une aménorrhée secondaire : les règles ont cessé de venir depuis plus de 3 mois.

L’aménorrhée hypothalamique concerne 2 à 5% des femmes.

L’hypothalamus régule le cycle menstruel :  il libère la GnRH (hormone de libération des gonadotrophines), qui stimule la libération de LH (hormone lutéinisante) et de FSH (hormone folliculo-stimulante). Lorsqu’une femme développe une HA, la communication entre le cerveau et les ovaires est coupée au niveau de l’hypothalamus et l’ovulation ne peut avoir lieu.

Parfois il sera compliqué de faire la différence avec une femme atteinte du Syndrome des ovaires polykystiques, SOPK, car elles n’ont pas de cycles réguliers ou pas de cycles du tout. Il peut y’avoir de l’acné ou un peu d’hirsutisme dans les 2 cas. La confusion entre les deux est donc possible or les solutions sont différentes. Un diagnostique de SOPK peut être alors établi et souvent la pilule va être proposée ce qui ne permet pas de résoudre le problème voire il peut l’empirer.

Ayant eu moi-même des règles irrégulières, j’ai pris la pilule et une fois que j’ai voulu avoir un bébé on m’a proposé directement des stimulations ovariennes pour récréer un cycle…Tous ces shots d’hormones ne sont pas anodines sur l’organisme à plus ou moins long terme. L’idéal pour moi est donc de rétablir l’équilibre hormonal avant en cherchant la cause.

Quelles peuvent les causes ?

  • une alimentation pas assez calorique ou inadaptée en qualité et en quantité insuffisante par rapport avec la dépense énergétique
  • une masse grasse trop faible, une perte de poids trop rapide, une anorexie… De toute évidence, nous sommes tous différents mais en moyenne, les femmes ont besoin d’environ 23% de graisse corporelle pour maintenir un cycle menstruel sain. Certaines femmes peuvent avoir des menstruations saines avec une graisse corporelle inférieure d’autres auront besoin d’un pourcentage plus élevé de graisse corporelle.
  • un stress chronique ou un choc psychologique
  • un effort physique intense. L’aménorrhée hypothalamique peut atteindre 70% chez les sportives de haut niveau ! Un surentraînement entraîne déjà un déficit calorique chaque jour et augmente le niveaux de cortisol déjà élevé, par conséquent, l’équilibre hormonal ne peut être établi.
  • une anomalie utérine ou ovarienne
  • une ménopause précoce

Quelles sont les conséquences ?

  • la reproduction : S’il n’y a pas de cycle, il n’y a pas d’ovulation ni de possible fécondation. Des études ont montré qu’une aménorrhée hypothalamique chronique pouvait augmenter les risques d’infertilité. De plus, des antécédents d’HA augmentent les risques de fausse couche et d’accouchement prématuré.
  • la densité osseuse : une carence oestrogénique entraîne à moyen et long terme une baisse de la densité osseuse, avec un risque accru d’ostéopénie et d’ostéoporose (vérifier aussi qu’il n y ait pas de carence en vitamine D).
  • le système cardio-vasculaire : les œstrogènes ont un rôle régulateur de la fonction vasculaire et ont un effet cardioprotecteur. L’aménorrhée hypothalamique peut donc avoir un impact au niveau cardiaque.
  • une carence en progestérone qui est secrétée 2 semaines après l’ovulation. Si celle-ci n’a pas lieu, la femme ne bénéficie pas de tout ce qu’apporte la progestérone. Cette hormone est anti-inflammatoire, permet de bien dormir, d’avoir de beaux cheveux et une peau éclatante
  • conséquences sur le mental et sur la libido : la progestérone est une hormone qui réduit l’anxiété

Quelles réponses apportent la naturopathie ?

Par l’équilibre alimentaire

  • Une alimentation équilibrée et saine comme énoncé dans mon article sur l’équilibre hormonal
  • Il est conseillé d’avoir une alimentation saine et variée s’inspirant du modèle méditerranéen, il faut favoriser des produits bruts, les moins transformés possible en mettant l’accent sur la consommation importante de végétaux et de fruits de saisons, de noix, de céréales complètes, de viandes blanches et de poissons ainsi que de l’huile d’olive.
  • Vérifier que vous n’avez pas de carences : fer, iode, zinc, vitamines B, oméga 3, vitamine D…
  • Avoir assez de protéines qui sont les briques du corps, animales ou végétales.
  • Avoir suffisamment d‘acides gras essentiels, précurseurs des prostaglandines. L’alimentation actuelle contient trop de graisses saturées, hydrogénées, un excès de viande rouge, de graisses animales ou d’huile riche en oméga 6 (huile de tournesol, huile de, mais, etc.). Les régimes minceurs aggravent les choses, ainsi que les comportements anorexiques ou boulimiques.

Autres soutiens

  • Une pratique sportive appropriée pour votre cycle menstruel.
  • Installer une activité relaxante et de pleine conscience qui permet de réduire les niveaux de stress
  • Apprendre à mieux gérer le stress : l’acupuncture, la méditation et le travail de la respiration pour soutenir la gestion du stress,
  • Un sommeil suffisant et récupérateur. Le sommeil est un moment important pour notre corps pour se reposer, guérir et équilibrer les hormones.
  • Vérifier l’équilibre intestinal et qu’il n’ait pas de dysbiose, candidose, porosité intestinal (…) car l’assimilation des nutriments ne pourra se faire correctement. Si besoin on soutiendra la flore intestinale. Il est difficile d’avoir un équilibre hormonal sans équilibre intestinale…
  • Un soutien du foie pour une bonne détox des hormones par des plantes, antioxydants, mono diète…
  • Enfin, je viendrai donner un soutien grâce à la phytothérapie. Parmi les plantes susceptibles de réguler l’activité hormonale de la femme, on citera le gattilier, l’alchémille, l’achillée millefeuille, l’ortie, la sauge ou le framboisier.
  • J’allie des compléments alimentaires avec des synergie si besoin de plantes et minéraux ou j’opte pour la gemmothérapie (framboisier)
  • J’aime beaucoup les infusions : ortie, framboisier, achillée millefeuille, ashwagandha, gattilier…en fonction de la problématique

Une séance en naturopathie permet de prendre le temps nécessaire pour appréhender toutes les causes, voir les contre indications éventuelles et proposer un programme personnalisé et compatible. Et c’est un gage d’équilibre pour les années futures 😉

Quelques témoignages : ici

Vous pourriez également aimer...