Le secret des super centenaires des zones bleues

J’ai validé mon diplôme de naturopathe en soutenant mon mémoire le 29 juin 2016 🙂

Armelle Huet Naturopathe

Remise du diplôme Cénatho

Mon mémoire de fin d’étude en naturopathie était « le secret des super centenaires des zones bleues et quelles leçons en tirer en naturopathie ? »

Je vais dans cet article présenter leurs points communs et ce qui m’a plu et que la simplicité et l’authenticité sont présents dans leur vie.

Les zones bleues sont des zones répertoriées par Dan Buettner, chercheur indépendant américain. Il a étudié pendant une dizaine d’années les lieux où les gens vivent le plus longtemps au-delà de 110 ans tout en étant en bonne santé.

Ces cinq zones bleues

  • une zone de collines situées sur une île italienne de Sardaigne, habitée principalement par des bergers
  • La communauté religieuse d’Adventistes du septième jour de Loma Linda en Californie
  • la péninsule de Nicoya dans les montagnes du Costa Rica
  • l’île d’Ikaria en Grèce
  • et la plus connue Okinawa, au Japon.

Le groupe de recherche de Blue Zone détermina que malgré une alimentation de base assez différente pour chacune des zones,  on pouvait cependant noter des points communs très importants. Cela confirme qu’environ 1/3 de la longévité humaine est due à la génétique et 3/4 à l’environnement et au mode de vie.

Ces centenaires n’ont pas véritablement de secret. Pour une raison toute simple: les centenaires ne cherchent pas à devenir âgés !

Leurs similitudes

la restriction alimentaire 

les Okinawaïens ont adopté un proverbe de Conficius « Hara hachi bu » : Souviens-toi d’arrêter de manger quand tu es rempli à 80%. Ils mangent moins mais gardent une très grande variété d’aliments sans aucune nourriture industrielle transformée. Cela donne des aliments à faible densité calorique et favorise la restriction calorique.  Ils  diminuent l’apport de nutriments caloriques lipides, glucides, protéines sans toucher aux vitamines et aux minéraux. 

D’où l’intérêt des jeûnes et mono diètes qui permet à l’appétit de se réguler et améliore la perception entre réelle faim et gourmandise.

Une alimentation riche en fruits et légumes 

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Les fruits et légumes proviennent le plus souvent de leur jardin et représentent 70% de leur alimentation. Ils contiennent peu de calories, beaucoup de vitamines et de fibres et ont des effets antioxydants et anti inflammatoires.  Les adventistes sont végétariens et de plus en plus d’études démontrent que l’alimentation végétarienne, menée d’une façon appropriée, est bonne pour la santé.

Les autres aliments consommés sont les oléagineux (souvent des noix) de l’huile d’olive, du thé vert et infusions d’herbes sauvages, des épices (ail, oignon, curcuma…)

très peu de viande

Aucun centenaire des Zones bleues n’est un grand carnivore. Ils mangent moins de viande soit par conviction religieuse pour les adventistes soit par manque de moyen pour les Sardes. Quand ils en mangent ce sont des petites portions de 85 à 110 grammes et pas plus d’une fois par semaine.

En protéines ils consomment du poisson (les okinawiens en mangent 3 fois par semaine), des céréales associées à des légumineuses (haricots, fèves, pois chiche, riz), du soja pour les japonais, des oléagineux…

Mieux vaut manger moins de viande mais de bonne qualité c’est à dire provenant d’un élevage biologique, afin qu’elle ne contienne pas d’hormones et d’antibiotiques de synthèse.

Du de vin rouge avec modération

Quelle que soit leur culture, les centenaires profitent tous d’un petit verre (ou deux) par jour. De préférence autour d’un repas et avec des amis ! En Sardaigne, ils boivent du Cannonau, un vin avec 3 fois plus de polyphénols qu’un vin classique et à Okinawa, c’est un verre de saké aux vertus, paraît-il, anti-cholestérol.

Le secret réside surtout aux quantités…Selon les chercheurs, boire un verre ou deux par jour au maximum serait bénéfique, mais boire plus sera au contraire la cause de graves problèmes de santé.

Une activité physique quotidienne

Aucun des centenaires des zones bleues ne pratique de sport, du moins pas comme on l’entend dans nos sociétés. On parlera plutôt ici « d’activité physique ». Ces centenaires font tout pour être amenés à bouger dans leur vie de tous les jours, de l’action : « ce qui n’est pas utilisé, rouille ».

Soit ils travaillent de longues heures sur leur terre agricole, soit la topographie de leur site fait qu’ils doivent marcher de longues heures pour atteindre un autre village ou pour pratiquer la transhumance.

A Okinawa il n’y a même pas de mot pour dire « partir à la retraite ». Jusqu’au bout, ils sont toujours en mouvement

Souvent les super centenaires travaillent de leurs mains, ont un métier physique. Or différentes études scientifiques ont prouvé que la masse musculaire diminuait fortement les risques de mourir prématurément. L’avantage pour eux est qu’ils font travailler leurs muscles sans y penser !

sport

Un profil psychologique particulier

Les champions de la longévité observés ont tous une raison de se lever le matin. Ça peut aller de la visite de ses petits-enfants au projet le plus ambitieux.

Connaître son but dans la vie équivaudrait à 7 ans de vie supplémentaire, ça vaut la peine d’y accorder un peu de réflexion !

Les super centenaires voient le côté ensoleillé de la vie et savent comment se sentir simplement heureux d’être en vie. Ils ont une forte volonté de vouloir vivre et ont souvent le sentiment d’être jeune à l’intérieur ! Très peu malades c’est évidemment plus facile…

La caractéristique la plus marquée de la personnalité des centenaires est sans doute la détermination, ils font face aux défis et en renoncent pas. Ils sont souvent têtus et gardent une bonne estime d’eux même.

Des moments de repos

Une coutume chère aux Ikariens est la sieste en milieu de journée, ils ne portent pas de montre d’ailleurs. Etre en retard est aussi socialement accepté. Les Sardes instaurent le « happy hour » entre amis, souvent dehors au milieu du village. Les adventistes de Californie respectent la tradition du dimanche comme jour de repos.

Il est donc important d’instaurer des rituels permettant de décompresser quotidiennement comme la méditation, un bain chaud ou une sieste. Une sieste de 30 minutes au moins cinq fois par semaine diminue le risque de crise cardiaque d’un tiers.

Cela permet de mieux gérer le stress quotidien et ce dernier se révèle être la première cause de fatigue, de troubles psychosomatiques et d’anxiété, ainsi qu’une cause de déclenchement et d’aggravation d’un très grand nombre de maladies.

Un cercle social

couple

Dans les zones bleues, la famille a une place capitale et surtout, la place des personnes âgées est très valorisée. Les vieux d’Okinawa sont considérés, fêtés comme des porte-bonheur !

Aussi, il est important de s’entourer de personnes qui partagent les mêmes valeurs. Avoir un groupe social avec au moins cinq amis vaut environ 7 années d’espérance de vie…

Les personnes âgées de 100 ans et plus ont une capacité supérieure à la moyenne pour nouer de nouvelles relations tout en préservant leur indépendance et leur autonomie, ils sont curieux et ouverts aux autres. Quand on vieillit, on a parfois tendance à se replier sur soi c’est ce qu’il y a de pire pour le cerveau et le moral.

Une forte foi religieuse ou des principes éthiques

Leur attachement à la spiritualité a commencé tôt et ne diminue pas avec l’âge. Cela renforce leur détermination à vivre mais aussi d’accepter la mort.

Dans mon mémoire, j’aborde les différentes recherches pour ralentir le vieillissement cellulaires. Cependant pour l’instant ces études sont exigeantes, difficiles à reproduire et coûteuses.

Finalement, les 3 techniques essentielles de la naturopathie qui sont l’alimentation, l’aide à la gestion du stress et l’exercice physique expliquent en grande partie la longévité des super centenaires !

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« Les graines d’un vieillissement en bonne santé se sèment tôt »  – Kofi Annan

Armelle HUET Naturopathe Paris – Versailles

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